Entre beauté et laideur, à l’aube de l’art inclusif

Une continuité. Le véritable « nouveau » doit être abominable parce qu’il est anormal et irrationnel. La laideur n’est pas moins rare que la beauté. Le vrai « nouveau » c’est l’inconnu, l’inconnaissable, le chaos, la laideur. Elle diminue ou augmente à mesure que notre expérience et notre connaissance augmente; comme pour la beauté. L’esthétique c’est l’opposition laideur-beauté. Le contraire de l’esthétique c’est l’ennuyeux. Sans laideur pas de beauté. Il faut opter pour la création comme une anomalie perpétuelle. On parlera du sensationnel bientôt. 

Un ami me fait la remarque qu’il ressent dans mon travail que je dois probablement peindre la nuit. Ce moment de nuit se passe parfois sous l’oeil de la lune, mais de jour tout aussi souvent. L’enjeu dans l’acte de création en peinture est de pouvoir s’adonner librement aux joies profanes des expérimentations psychiques et poétiques. Et c’est vrai que la nuit suspend les exigences prosaïques  de la vie quotidienne. Elle facilite le temps de l’illumination onirique. Je crois que le recentrage de l’esthétique sur l’expérience vécue est plus fort la nuit. 

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